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La vérité sur les voyages !

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Ou petit cours de « survie » en milieu hostile et tropical.

Il est temps, a quelques jours de notre retour de lever le voile sur certaines choses qui font le « charme » des voyages. C’est vrai depuis que nous sommes partis nous vous avons compté mille belles choses mais la vérité c’est que partir n’est pas de tout repos, loin de là!

Alors à ceux qui pensent que le voyage est de toute tranquillité voici la réalité toute crue:

 

 

L’épineux problème des besoins naturels!

 

On ne s’y attend pas (en fait si on s’y attend surtout quand on connaît l’état des toilettes publiques en france) mais trouver des toilettes relève parfois du miracle, dans certains endroits trouver des toilettes propres relève de l’utopie… Pour le coté technique, il faut toujours avoir du papier sur soi. C’est la version « camping » mais 24\24! Sinon faire le plein de kleenex, serviettes et autres types de placebo dès qu’on en a l’occasion. Ca servira toujours! Surtout pour nous les filles! Pour les filles encore dotez vous d’une sacrée paire de cuisses musclées car « éviter » de toucher la lunette alors même que le bus prend des virages c’est du sport!  Encore une chose:  l’envie survient toujours au plus mauvais moment, en plein marché, sur le bateau, dans le bus bondé, en pleine visite d’un site… 

 

 

La guerre de l’eau potable!

 

Vous vous en doutez, sur 14 pays traversés seuls 4 ont une eau courante potable pour nous, fragiles européens! Autant vous dire que nos achats en eau sont assez énormes. Oubliée la mauvaise habitude de boire au robinet, contrariée celle de boire en même temps que la douche ou le lavage de dents sous peine d’avoir de gros, très gros problèmes! L’eau c’est comme le P.Q il faut toujours en avoir avec soi (même la nuit). En particulier lorsqu’il fait chaud, très très chaud comme au Cambodge par exemple. Entre les usines de ré-encapsulage, les eaux complétement déminéralisées, les pièges sont nombreux! Pour un petit coup de fouet, nous buvons quelque chose de sucré comme du coca par exemple. Le coca qui, ceci dit en passant, reste le meilleur ami du voyageur. Partout présent, toujours constant, il élimine sûrement pas mal de petits dérangements.

 

 

La guerre des poils!

 

Pour un homme c’est déjà parfois compliqué de trouver un barbier compétent et pas cher alors imaginez la %?@§#! que c’est de trouver des instituts de beauté dignes de ce nom pour les filles! Conclusions de l’enquète, l’épilation est une notion très occidentale car 75% du reste du monde n’y pense absolument pas! A y réfléchir c’est vrai que réusir à nourir sa famille jour après jour paraît clairement plus important!

 

 

Les problèmes relatifs aux hébergements!

 

Là on ouvre un gros dossier! 

 

Sans parler décoration, il est très rare de tomber sur une chambre qui ait du charme, le plus souvent c’est rudimentaire même si c’est cher et la majeure partie du temps il y a carrément plein de « trucs » à changer! Quels genre de « trucs » ? Les cafards géants au fond de la douche qui ne connaît que le goutte à goutte, des araignées plus grandes que nos chaussures juste à coté du lit, les fils électriques qui pendouillent de partout, le radiateur en fonte qui sert de tête de lit (top agréable), le robinet qui fuit ou qui n’amène pas d’eau, le rideau de douche qui a gentiment conservé les traces du passage des 12000 clients d’avant, les poignées de meubles ou de portes qui te restent dans les mains, les interrupteurs qui allument sûrement quelque chose mais on ne sait toujours pas quoi, les draps qui n’ont pas vu une machine à laver depuis 2007, les serviettes qui sentent le boxeur en fin de match, et puis bien entendu tous les choix de déco franchement loupés qui servent le plus souvent à cacher ici un défaut là un trou dans le mur! Non mais sans rire qui aurait l’idée de mettre le seul miroir de la chambre derrière la télévision??!

 

Dans un autre registre il ne faut pas être insomniaque ni sensible au moindre bruit car tous les services d’hôtel débarquent vers 5h du matin et commencent leur journée en parlant (fort sinon c’est moins drôle) en passant l’aspirateur ou que sais-je encore… Toujours est-il que le « respect » du client et la discretion qui lui est réservé n’existent ni en asie ni en amérique! C’est globalement assez pénible, il y a  aussi les joies d’être réveillé par l’appel à la prière dans les pays musulmans (je rappelle qu’il existe les textos, c’est moins bruyant!) ou la pompe à piscine qui se ré-enclenche à 7h…

 

Dernière chose, ne pas être sensible à la lumière! Apparemment le concept d’obstruction à la lumière pour pouvoir rallonger son temps de sommeil n’existe pas ici (en même temps vous êtes déjà réveillés par la femme de ménage). La plupart du temps, s’il y a des rideaux ils sont blancs ou crème enfin bref on y voit comme en plein jour. Bilan, en asie le soleil se lève à 5h du mat, à ushuaïa il ne se couche pas!!

 

 

Us et coutumes.

 

On enlève ses chaussures à l’entrée des temples, on enfile quelque chose sur ses épaules à la vue d’un moine, on revêt le sarong à Bali, on fait le tour de bouddha dans le sens des aiguilles d’une montre, on ne met jamais le papier toilette dans les toilettes, on ne salue pas les autochtones avec le « wai », on ne met pas ses pieds devant soi lorsqu’on est face à bouddha, on ne fricotte pas avec les femmes des thaïlandais, on essaye au maximum de ne pas faire de vagues même si parfois ça nous coûte…

 

On pratique le « mensonge par compassion », selon à qui nous avons à faire, nous n’expliquons pas que nous ne sommes pas mariés, nous n’expliquons pas que nous n’avons ni ne voulons d’enfant, et surtout nous n’expliquons pas toujours que nous ne croyons en rien… Souvent les obligations tradionnelles, le poids de la culture sont encore très forts dans certains pays que nous avons traversés…

 

Nous essayons de ne pas perdre trop d’argent au jeu du marchandage, nous essayons surtout de ne pas perdre notre sang froid…

 

On tente de supporter des coutumes qui ne nous appartiennent pas et qui parfois nous dérangent profondément…

 

On ne paye rien d’avance, jamais. Surtout pas les Tuk-Tuk cambodgiens!

 

On connaît très vite les habitudes culinaires du pays, ça permet de savoir ce qu’on mange, à quel prix et surtout s’il faut se méfier de notre pire ennemi: le chili!

 

Les enquiquinements standards!

 

Les couverts sales: les baguettes qui ont déjà servi à 15 personnes avant nous, le verre d’eau qui n’a pas vu d’eau de vaisselle depuis un moment, les pailles recoupées et réutilisées…

 

Les moustiques, ils sont partout n’ont peur de rien et attaquent de jour comme de nuit même à travers un jean’s! Des tueurs redoutables!

 

L’humidité, elle se glisse partout, fait moisir chaque chose et ne permet pas de sécher convenablement ce qu’on aurait lavé. Un cercle vicieux qui se conclut par des odeurs parfois pas très agréables! Au final tout pue, le propre comme le sale!

 

Le mal de transport, même le coeur bien accroché il y a des circonstances qui vous mettent à l’épreuve! Le bonbon super menthol est alors une solution, le sac en plastique dans l’autre main si jamais ça ne fonctionne pas…

 

Les transports sont terribles! Les bus pourris, les poulets dans les toilettes du car, les chèvres dans les soutes, les tuk-tuk cassés, les scooters crevés, chaque voyage est une découverte! Mais il y a déjà un article  fait sur ce sujet!

 

Les petites bébêtes comme les poux, les puces et autres qui sont légion dans certaines régions. Quand on voit les mères de familles « épouiller » tout le monde toute la journée, on s’étonne de ne pas en attraper! 

 

Les mésententes plus que courantes entre vous et votre chauffeur, vous et votre logeur, vous et le vendeur… le prix n’est pas le bon, finalement c’est par deux et non pour deux, le breakfast n’est pas compris, y’a pas de draps sur le lit, internet c’est payant, si tu prends 4 nuits tu peux dormir ce soir sinon je suis complet…

 

 

La nourriture!

 

Alors là y’a de quoi dire…

 

Vous avez commandé un « shich taouk » (sorte de plat au poulet cuit au barbecue) dans un nouveau restaurant, habituellement il arrive soit en kebab soit avec de la salade et des frites, et bien non pas ce soir… ce soir il arrive en sauce crème-champignons et il vous faut réclamer les frites! 

 

La carte n’est qu’en vietnamien, tant bien que mal vous reconnaissez une ou deux choses que vous avez déjà mangé, vous demandez au serveur de vous expliquer quelques uns  des autres plats mais bien sûr il entrave que dalle en anglais. Vous savez dire cochon, poulet et poisson en viet (la classe!) mais le serveur ne comprend pas votre « accent », la situation se transforme en un grand jeu de mime et d’immitations de bruits d’animaux, c’est pas gagné… Vous finissez par commander un « truc », le serveur réussit à vous dire « yes, very good » et le note sur un papier, vous, vous priez pour que cela ne soit pas un plat au chien… 

 

Lorsque le plat arrive c’est toujours la même phrase « Je ne m’attendais pas à ça!!! ».

 

On ne vous parle pas des petits déjeuners où il faut avaler un oeuf dur, du poivron, des tomates, du fromage voir même la soupe traditionnelle quand on aime son chocolat-tartines-nutella ou son café-pain-beurre-confiture!

 

Même lorsque cela fait plusieurs mois que vous mangez exactement le même plat comme le « seco de pollo » en amérique, la surprise est toujours au rendez-vous! Parfois le poulet est pané, parfois pas cuit, parfois les frites sont maison, parfois non… Une seule constante les frites ne sont pas cuites et le tout est assez mauvais!

 

Vous vous dites, pour vous raccrocher à quelque chose: « oui, mais dans les grands restaurants? ». Hé bien ce n’est pas différent… Généralement c’est très bon mais il reste l’aventure de devoir commander et la surprise en découvrant son entrée…

 

Parfois la « malchance » s’en mêle… une fois n’est pas coutume vous avez commandé une glace parce que l’endroit donne confiance (sinon on oublie les glaces dans les pays chauds où la chaîne du froid n’est pas véritablement respectée!!) le serveur est agréable et parle bien anglais, le panel des parfums fait assez froid dans le dos: il y a papaye (affreux), durian (abominable), vanille (ouf), café (c’est mieux) et chocolat… Par prudence je stipule bien clairement au serveur de ne pas confondre vanille et durian… Il revient, l’assiette est belle, y’a même une cigarette russe… Le goût effroyable du durian me titille les papilles, c’est l’horreur comme si j’avais embrassé les idées de Le Pen (cf Renaud: chanson dégueulasse), je me contiens, Stéphane goûte… On engueule le serveur et on réclame une boule vanille cette fois-ci!

 

 

Alors la voici donc la vérité sur les voyages, la vérité c’est que malgré tous ces inconvénients nous n’avons absolument pas envie que ça s’arrête!!

 

 

 

 

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